Si Bruxelles manque d'exotisme pour une parisienne, elle constitue en revanche une ville dynamique sur la scène artistique. En un week-end, il est difficile de choisir le musée à ne pas rater! Les plus attrayants se trouvent sur le mont des arts. Ici, les musée royaux des beaux-arts abritent depuis 2 siècles les collections de l'art ancien (XV-XVIIIe siècle), l'art moderne (XIXe - XXe siècle) et de deux peintres flamands du XIXe : Wirtz et Menier. Aux voisinages, les musées Magritte et Horta (art nouveau) sont également très appréciés des visiteurs.
J'ai personnellement opté pour le musée royal des Arts anciens car j'ai un penchant pour Bruegel l'ancien et Bosh.
Le musée des Arts anciens abrite quelques sculptures et un grand nombre de peintures flamandes signées par Rogier Van der Weyden, Dirk Bouts, Robet Campin, Hans Memling, Joos van Cleve ou encore Joachim Beuckelaer. Le tryptique des tentations de Saint Antoine (1506) de Jérôme Bosch contraste avec les peintures religieuses traditionnelles aux Pays-Bas du XVe siècle. Des créatures loufoques qui flottent, marchent et volent, occupent les trois volets. Elles dérangent l'harmonie d'ensemble du paysage. Les motifs mystérieux de navires dans le ciel en forme d'animaux ou de créatures sortant d'un légume ou d'un oeuf géant nous transportent dans un monde fantastique. Bosh serait-il le précurseur des surréalistes?
L'oeuvre fascine car elle questionne le spectateur sur chaque détail. Quelles étaient les volontés du peintre, sinon celle de retranscrire la passion, la souffrance et la beauté du mal par une iconographie chétienne ? Bosch a puissé son imaginaire dans les illustrations de monstres des ouvrages mystiques du Moyen-âge.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire